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Quelles nouveautés dans le 3e appel à propositions ?

L’innovation architecturale

C’est un point très important ; certainement difficile à expliciter. Pourtant, de nombreuses innovations sont à apporter dans l’organisation des espaces des logements : distributions, pièce « technique », vérandas bio-climatiques … De même dans l’organisation des espaces collectifs. Mais il faut proposer aussi des compositions urbaines variées, alliant individuel et collectif ; une meilleure maîtrise de la densité. Il faut proposer des innovations dans les formes, les typologies, les façades … En fait, il y a beaucoup d’exemples dont on peut s’inspirer, soit dans les réalisations expérimentales du PUCA (VUD, notamment), soit dans les concours d’Europan, soit, plus généralement, dans des réalisations exemplaires d’architectes ou maîtres d’ouvrages. Il est donc très important que les équipes proposent, sous forme de modélisations, à l’aide de plans ou de descriptifs, les compositions réalisables à partir d’un (ou plusieurs) prototypes.

Mais il faut que cela soit cohérent avec le parti constructif. Si le procédé consiste en un module tri-dimensionnel, par exemple, il conviendra de le décliner afin de montrer la variété des compositions possibles.

Les performances

Le point le plus marquant est de démontrer la capacité à se situer à un niveau BBC. Bien entendu, les autres aspects de la performance sont tout aussi importants : coûts ; délais ; qualités … La difficulté est que les candidats font très souvent du « déclaratif », sans apporter de démonstration, d’éléments de comparaison, ou tout simplement des références sur des opérations réalisées ou similaires.

La meilleure façon serait sans doute de bien cadrer les limites. Par exemple : dans telle zone climatique, ou pour une opération de telle ou telle taille, avec tel ou tel équipement, on atteint tel niveau de performance ; celui pouvant varier dans une fourchette de x% selon la nature précise de l’opération. Ce qui est important, c’est que le maître d’ouvrage sache que, s’il consulte ou entre en dialogue avec l’équipe, il pourra négocier dans une certaine marge, mais il aura une garantie de résultat de la part de l’équipe.

L’approche « ensemblière »

S’il faut donner une garantie de résultat en termes de performances, il faut aussi que l’équipe s’engage sur les moyens. C’est la raison même du « F » de CQFD, F pour Fiabilité.
Cela suppose (au moins) deux choses. Premièrement, qu’une équipe soit solidement établie avec un accord ou un contrat entre les membres. Qui a la propriété intellectuelle du procédé ; du concept architectural ; pour combien de temps ; comment répond-on aux consultations etc. Deuxièmement, il faut qu’un membre de l’équipe (en principe, le mandataire) s’engage à réunir toutes les compétences (ou métiers et fournisseurs) nécessaires à la conception et la réalisation de l’ouvrage au cas où celles-ci ne seraient pas toutes représentées dans l’équipe initiale.

C’est tout particulièrement important dans le cas de procédés faisant appel à des composants ou équipements spécifiques : s’est-on assuré des fournisseurs et surtout, est-il bien clair qu’un membre de l’équipe de base, que ce soit l’architecte, un industriel ou une entreprise …, assurera la coordination des intervenants, les interfaces techniques, les contrôles de qualité, la formation éventuelle, les vérifications …

Hervé Trancart, chef de projet